[Presse] Gault&Millau - Rosé des Balmes 18/20

LES ROSES GASTRONOMIQUES
Domaine des Bernardins, Côtes du Rhône, Rosé des Balmes 2010 5.20€. Arômes expressifs de fleurs blanches, pomme vert, poire. En bouche : fraîcheur, matière, élégance et une finale soutenue. Du grand art à petit prix. 18/20

Gault&Millau Hors-Série Printemps-Ete 2012 pages 24

[Presse] Le Figaro - Beaumes de Venise se réinvente

Ce village du Vaucluse connu pour ses vins blancs doux naturels produit aussi des vins rouges de grande classe. Une très récente dégustation le confirme. Bernard Burtschy

TERROIR Le nom même de Beaumes-de-Venise est étrange. Le mot “beaumes” vient du vieux français “balmes” qui signifie “grottes” et “Venise” dérive de “Comtat Venaissin”, le nom de la province. L’élaboration d’un nectar doux naturel blanc dans une contrée aussi septentrionale est tout aussi singulière. Pour ce type de produit, le cépage muscat à petits grains est d’habitude beaucoup plus à l’aise dans les contrées du Sud comme Rivesaltes, aux confins de l’Espagne. Pourtant, la présence du muscat est attestée dans la région depuis des temps immémoriaux. Pline l’Ancien, l’agronome romain, en raffolait, comme les papes d’Avignon. La culture du muscat connut quelques éclipses. Ce n’est qu’en 1943, sous l’impulsion de Louis Castaud, du domaine des Bernardins, que parut le décret de l’Institut des appellations d’origine qui en fixait la production. La cave coopérative qui allait jouer un grand rôle naissait en 1956.

Aujourd’hui, les producteurs de Beaumes-de-Venise sont les seuls à cultiver ce cépages très aromatique dans la vallée du Rhône. Ils en tirent un vin doux naturel blanc tout à fait charmant qui s’est beaucoup affiné ces dernières années. Les cuvées sirupeuses ont pratiquement disparu, au profit de cuvées plus fraîches et plus aériennes, dans l’air du temps. Contrairement à une opinion couramment répandue, les meilleurs muscats vieillissent avec bonheur en prenant une véritable profondeur. Il suffit d’avoir eu la chance de déguster un Bernardins 1985 ou encore quelques vieux Durban, pour être convaincu.

Il a fallu toute l’énergie de la cave coopérative et de son président de l’époque, Alain Ignace, pour démontrer que les vins rouges pouvaient, eux aussi, être très originaux : “Cela a été le combat d’une vie !” Le 9 juin 2005, Beaumes-de-Venise devient une appellation contrôlée à part entière, pour ses vins rouges cette fois. Ils sont élaborés avec des rendements modérés (inférieurs à 38 hl/ha) sur trois types de terroirs, les terres du trias, les terres blanches du crétacé et les terres grises du jurassique. Chaque terroir possède son propre style, mais le trias procrée des vins de classe mondiale qui gagnent à être connus. Une dégustation récente a montré que les vins rouges développent une véritable personnalité, conformément aux espoirs de leur terroir. Longtemps cinquième roue du carrosse des vins doux naturels, ils trouvent leur place entre leurs encombrants voisins, gigondas et vacqueyras, souvent plus puissants, mais moins stylés.

L’appellation contrôlée pour les vins rouges a libéré les producteurs. Des domaines entiers, comme les Bernardins, rompent avec leurs habitudeset produisent désormais des rouges de qualité, souvent avec l’appui de la jeune génération. Par ailleurs, enchantés par le dynamisme du village, de nouveaux acteurs arrivent. En quelques années, le paysage est bouleversé. Avec ses vins doux naturels et ses rouges, l’appellation Beaumes-de-Venise marche dorénavant sur ses deux pieds



En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o28508-vin-beaumes-de-venise-se-reinvente#ixzz1otE2fDkS

[Presse] Terre de Vins - “L’un des plus beaux vins doux de France”

Et il y a les liquoreux. Les moins chers des grands vins, les grands mal aimés des Français. Paradoxe suprême. On se demande vraiment pourquoi. Ces vins sont les plus compliqués à faire, ceux qui demande le plus de travail, le plus de patience, le plus de talent aussi, sans doute. Ces vins sont ceux qui proposent au palais comme au nez de l’amateur les plus belles sensations aromatiques, les complexités les plus folles, les impressions les plus douillettes, un bon liquoreux vous enveloppe avec une douceur parfaitement désarmante. On ne résiste pas à un bon liquoreux. Soyez gentil, croyez-moi, faites le test avec l’un des vins que nous recommandons, ce n’est pas une affaire de moyens, il y en a tous les étages de l’argent. Tous ces vins, nous les avons classés en regard des différents moments d’un repas de fêtes, suivez cet ordre à la lettre ou mélangez tout, faites comme vous voulez, puisque c’est le moment.

- Nicolas de Rouyn / Terre de vins -

Avec les desserts aux Fruits : 

Domaine des Bernardins “Musact de Beaumes de Venise 2010” 17/20
Ce domaine attachant de Beaumes de Venise signe chaque année l’un des plus beaux vins doux de France. Le vin a toujours une magnifique robe cuivrée grâce à des vignes complantées en muscats à petits grains blancs et rouges!
Le Vin : superbe couleur rose cuivrée, un muscat à petits grains parfaitement mûr, équilibré et harmonieux, des notes florales et des arômes de rapadura, avec une bonne acidité en fin de bouche. 

(Terre de Vins “La sélection Bettane&Desseauve” pp59 N°14)

(Source : terredevins.com)

Les Bernardins sur les plus grandes tables de France

                       

En 2012 Le Domaine des Bernardins est présent sur les tables de 13 des 26 restaurants 3 étoiles au Guide Michelin.

Nous remercions ces grands chefs et ces sommeliers qui savent accorder nos vins avec les mets les plus fins.

[Presse] Galette des rois: Quels accords mets/vins pour la sublimer? - avis-vin.lefigaro.fr

Que vous préfériez la délicieuse version à la frangipane ou plutôt la brioche aux fruits confits, vous ne pourrez pas la savourez sans avoir choisi le bon vin pour l’ accompagner… Alors suivez le guide! Enrico Bernardo

Si la tradition de partager un gâteau “à fève” a traversé les siècles depuis l’époque romaine (la fête des Saturnales), sa traduction gourmande a cependant suivi la frontière qui sépare le pays d’oïl du pays d’oc : “galette” des rois au nord, “gâteau” des rois au sud. La première, aujourd’hui faite de pâte feuilletée dorée au four et généralement fourrée de crème frangipane, se déguste surtout au-dessus de la Loire, tandis que le second, simple brioche circulaire agrémentée de fruits confits, se partage dans les régions de soleil. Quant à la fève, longtemps figurine religieuse en porcelaine, elle aborde aujourd’hui tous les thèmes et revêt toutes les matières, suscitant la passion de collectionneurs - les fabophiles - dont certains ont depuis longtemps abandonné les culottes courtes. Contrairement à une légende tenace qui doit tout à la logique mais rien à la nature, la “crème frangipane”, à base d’amandes, n’a - hormis des arômes assez voisins - aucun lien avec le frangipanier, arbre originaire des Antilles dont la fleur blanche est devenue emblème du Laos et du Nicaragua. Comment cette homonymie est-elle née ? Les hypothèses sont trop nombreuses et trop diverses pour qu’on puisse en privilégier une seule.

Dans l’un et l’autre cas, le vin évidemment sera blanc, et suffisamment sucré pour épouser la douceur du dessert. Avec la galette, le “gras” de la préparation jouera un rôle déterminant, auquel s’opposera utilement la pétillance d’un champagne ; de son côté, la crème frangipane appelle un vin jeune, vif, tout en fraîcheur. Je choisirai donc sans hésiter un champagne demi-sec, de préférence celui qu’élabore Taittinger qui me paraît parfaitement équilibré. Fait exactement du même assemblage que le fameux Brut Réserve de la même maison (40 % chardonnay, 60 % pinot, noir et meunier), il est plus généreusement dosé en sucre (35 g/l), ce qui créera un ensemble harmonieux avec le plat.

Avec la brioche aux fruits confits, c’est justement le sucre qui domine, tant dans la préparation elle-même que dans les ingrédients qui l’accompagnent (fruits confits). Cette fois, je vois bien un muscat muté (dont la fermentation a été brutalement stoppée par ajout d’alcool pur, NDLR). Riche en sucres “résiduels” (non transformés), il va accompagner le dessert sans le contrer. Je choisirai cette fois un grand classique de Beaumes-de-Venise : le Domaine des Bernardins. Sa richesse en sucre et son fruité lui permettront de tenir tête en douceur, tandis que son intensité et sa longueur en bouche accompagneront celles du gâteau.

Retrouvez le Muscat de Beaumes de Venise sur le site domaine-des-bernardins.com

Enrico Bernardo, Meilleur Sommelier du monde 2004 et le propriétaire du restaurant Il Vino à Paris

                           

En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/o26280-galette-des-rois-quels-accords-mets-vins-pour-la-sublimer#ixzz1iljWESF7